Disparition du trachome : un espoir porté par l’OMS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) porte avec succès les progrès réalisés autour de la maladie du trachome. Cette infection oculaire contagieuse se transmet par contact humain direct ou indirect par le biais des mouches.

L’OMS ne considère pas qu’un seul épisode de trachome puisse entraîner la cécité. Ce sont plutôt les infections répétées qui l’engendrent. Si les enfants sont les premiers touchés par ces épisodes infectieux récurrents, les complications apparaissent à l’âge adulte. À long terme, la paupière se retourne vers l’intérieur et occasionne un frottement des cils sur le globe oculaire. La cornée sclérosée est alors la cause d’une déficience visuelle voire d’une cécité. Si aucune opération chirurgicale n’est programmée à temps, ces conséquences sont irréversibles.

 

            Qui sont les premiers touchés ?

Le trachome est la première cause infectieuse de cécité dans le monde. Il est responsable de 3% des cécités mondiales.

La maladie reste endémique dans les zones reculées d’Afrique, d’Asie, d’Amérique centrale, d’Amérique du sud, du Moyen-Orient et d’Australie. Dans ces dernières, elle peut toucher jusqu’à 60 à 90% des enfants préscolaires. Les facteurs de risque sont en lien avec la pauvreté des aires touchées : mauvaise hygiène, promiscuité, manque d’eau et présence abondante de mouches.

 

            Les initiatives de l’OMS : quels résultats ?

Mais l’espoir naît, grâce aux efforts ininterrompus de l’OMS depuis 1997. C’est à cette date que l’alliance mondiale pour l’élimination du trachome cécitant d’ici l’an 2020 (GET2020) a vu le jour.

Entre 2002 et 2019, le nombre de personnes risquant de contracter le trachome a chuté de 91%, passant de 1,5 milliards à 7,6 millions.

La mise en place du plan CHANCE a tout à voir avec ces résultats considérables. Il assure Chirurgie, Antibiotiques contre l’infection, Nettoyage du visage, Changement de l’Environnement pour réduire la transmission dans les zones touchées. Le traitement antibiotique est systématiquement effectué dès lors que le taux de trachome actif chez les 1-9 ans dépasse les 10% dans l’aire considérée. Ainsi, en 2018, 90 millions de personnes ont suivi un traitement pour le trachome.

Si l’espoir est bien présent, la maladie subsiste encore. Le trachome reste endémique dans 44 pays. L’OMS annonce des progrès durables, mais l’horizon 2020 ne doit pas pour autant signer la fin des efforts engagés.

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